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L'Eglise des pauvres

by anonymous

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* NOUVEAU 20/9/2013 : Michael Hesemann, Auteur du livre-interview « Mon frère le pape », fruit d'un long entretien avec Mgr Georg Ratzinger, explique pourquoi le pape François revient si souvent sur le thème de « l’Eglise des pauvres » :

« Prenons par exemple l’expression si souvent citée : « l’Eglise des pauvres ». Qui sont ces pauvres et quelle est l’Eglise qu’ils représentent selon lui ? En Europe les milieux qui sont porteurs pour l’Eglise, ce sont la bourgeoisie, l’élite traditionnelle, la noblesse, les milieux défavorisés ne sont pas vraiment croyants, leur vie morale est relâchée, et leur religiosité est superficielle. La situation en Amérique du Sud, c’est tout le contraire, comme m’a dit si bien Pater Marco, qui avait été pendant longtemps le collaborateur le plus proche du Cardinal Bergoglio.
Les colonisateurs qui ont exploité la population en la réduisant en esclavage, c’étaient des Européens. Les classes supérieures de la société de là-bas ont été constituées des exploiteurs, des seigneurs sans scrupule quant à la morale, liés à un clergé corrompu leur servant d’alibi.
En fait, les Espagnols et les Portugais n’ont pas du tout souhaité être des missionnaires, parce qu’une population devenue chrétienne ne pouvait plus être asservie. Mais voilà que les ordres missionnaires comme les franciscains en Amérique centrale et les jésuites en Amérique du Sud ont contrecarré leur projet. En évangélisant les Indiens ils les ont libérés de l’esclavage. Ils ont contribué ainsi à créer une société mixte, composée d’indigènes, de métisses et de créoles qui, après avoir acquis une conscience aiguë de cette situation d’injustice, ont fini par secouer, après plusieurs tentatives, le joug des puissances étrangères. Ils sont depuis toujours profondément enracinés dans la foi et ont développé une religiosité populaire qui a forgé leur identité.
Les croyants de l’Amérique du Sud ne proviennent donc pas de ces classes supérieures qui, comme en Occident, sont marquées pas l’hédonisme, et qui sont des descendants des colonisateurs.
C’est ce qui explique l’aversion du pape à l’égard des symboles qui rappellent la monarchie, comme le trône, les concerts de musique classique qui autrefois faisaient partie de la distraction de la cour, ou encore les chaussures rouges dont l’origine remonte à l’empereur romain, même si elles ont pris ensuite une signification chrétienne. Pour un sud-américain, monarchie, égale : colonialisme, exploitation et esclavage. Nous, en Europe on a une tout autre sensibilité. Pour nous la monarchie renvoie à une grande époque.
Mais pour François « l’Eglise des pauvres » ne veut pas du tout dire une Eglise d’en bas, avec l’utopie de la gauche, mais plutôt un enracinement profond dans la spiritualité de tout un peuple. La vision du nouveau pape correspond au livre du prélat Imkamp « Sei kein Spießer, sei katholisch » « Ne sois pas petit bourgeois, sois catholique », - que j’ai lu avec grand plaisir et aussi grand profit spirituel. Je pense que le pape François, autant que je le vois, serait d’accord avec ce livre.
Le fait qu’il ait une grande dévotion pour la Vierge Marie, je n’ai pas besoin de le souligner. Il va consacrer le monde entier le 13 octobre prochain à Notre Dame de Fatima, après lui avoir confié son pontificat le 13 mai dernier. C’est parce que le message de Fatima - comme toute la spiritualité mariale - appartient à la religiosité populaire, et donc à « l’Eglise des pauvres ». »

suite : http://benoit-et-moi.fr/2013-III/actualites/franois-est-un-genie-de-la-communication.html